Par Babacar Ndiogou: L’urgence est ailleurs! Quel est, aujourd’hui, l’impact réel de tous ces textes de loi âprement débattus et disputés sur les difficultés quotidiennes auxquelles le goorgorlu est confronté ?

À l’heure où l’économie peine à amorcer une reprise performante et durable, une grande partie de la jeunesse étouffe sous la pression du chômage. Beaucoup de ces jeunes, qui représentent pourtant près des trois quarts de la population, ne parviennent même pas à gagner 1 000 FCFA par jour, qu’ils ont besoin plus pour ce nourrir la journée. Leur énergie, leur intelligence et leur potentiel nous échappent petit à petit, car ils ont perdu l’espoir dans leur propre pays.
Pendant ce temps, dans plusieurs quartiers, y compris au cœur des centres-villes, l’eau ne coule toujours pas au robinet. Des quartiers entiers, où vivent des milliers de personnes, restent dépourvus de lotissement, sans accès convenable à l’eau potable ni à l’électricité. Dans de nombreux villages, au 21ieme siècle, des familles continuent de puiser une eau non traitée dans des puits pour la consommer directement sans aucun traitement d’hygene.
Au même moment, de jeunes enfants parcourent chaque jour une dizaine de kilomètres sous un soleil accablant et uen challeur violente pour rejoindre leur école. D’autres suivent les cours dans des abris provisoires, faute de salles de classe en nombre suffisant.
Au niveau de la santé, de nombreux postes de santé manquent encore d’équipements essentiels, tels que des échographe, appareils radiographies, d’outils de concervations de médicaments et de vaccins ou des couveuses. Les hôpitaux disposent d’un plateau technique insuffisant et le nombre d’appareils de radiothérapie demeure largement en dessous des besoins. Les centres de dialyse sont trop peu nombreux sur l’ensemble du territoire, tandis que les services d’urgence de plusieurs hôpitaux se trouvent dans un état préoccupant.
Des centaines d’enfants talibés errent encore dans les rues, du matin au soir, pour mendier de quoi se nourrir, alors que ces derniers sont l’avenir de cette nations.
Dans le même temps, nous peinons toujours à sécuriser efficacement le système d’état civil et à garantir sa fiabilité.
Du moment où nous peinons encore à mettre en place un système agricole performant, capable d’assurer notre souveraineté alimentaire et de couvrir les besoins alimentaires de notre population.
Comment prétendre bâtir un développement durable lorsque nous demeurons incapables de garantir l’accès aux besoins les plus fondamentaux de nos concitoyens ?
Face à ces réalités, une question s’impose aussi bien aux dirigeants qu#aux citoyens; à quand une véritable réflexion nationale, suivie d’actions concrètes, cohérentes et efficaces, pour s’attaquer enfin aux véritables obstacles qui freinent le développement économique et social de notre pays ?

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