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Propulsé dans le grand bain lors de la demi-finale contre l’Égypte, Mamadou Sarr a marqué les esprits. Entré en jeu pour remplacer le capitaine Kalidou Koulibaly, contraint de quitter ses coéquipiers sur blessure, le jeune défenseur de Strasbourg a livré une prestation solide, confirmant tout le bien que l’on pense de lui.
La mission était pourtant loin d’être évidente. Succéder à un joueur de la trempe de Kalidou Koulibaly, fort de plus de 100 sélections et véritable pilier de la défense sénégalaise depuis plus d’une décennie, relevait du défi.
À seulement 20 ans, Mamadou Sarr devait gérer la pression d’un match à élimination directe, face à une attaque égyptienne redoutable emmenée par Mohamed Salah et Omar Marmoush.
Mais loin de se laisser impressionner, le jeune défenseur a répondu présent. Sobre dans ses choix, serein dans ses interventions et propre techniquement, Mamadou Sarr a su tenir son rang. Toujours bien placé, vigilant dans les duels et intelligent dans ses anticipations et ses jaillissements, il a réussi à contenir les assauts adverses avec une maturité impressionnante pour son âge.
Face à des attaquants expérimentés, il n’a jamais reculé, faisant preuve d’autorité et de sang-froid. Une performance qui témoigne non seulement de son talent, mais aussi de sa capacité à assumer de grandes responsabilités dans des moments cruciaux.
Cette entrée remarquée pourrait bien symboliser un passage de témoin. À 34 ans, Kalidou Koulibaly demeure le leader incontesté de la défense des Lions, mais Mamadou Sarr incarne déjà l’avenir. Sa prestation face à l’Égypte ouvre de nouvelles perspectives et confirme qu’une nouvelle génération est prête à prendre le relais.
Pour le Sénégal, cette assurance est précieuse. Et pour Mamadou Sarr, ce match restera sans doute comme un tournant dans sa jeune carrière internationale, celui où il a prouvé qu’il avait l’étoffe des grands.




