Spécial Magal 2026] Sokhna Maïmouna Mbacké : La lueur de la nuit du destin

Dans l’histoire du Mouridisme, rares sont les figures féminines dont l’empreinte spirituelle résonne avec autant d’éclat que celle de Sokhna Maïmouna Mbacké. Fille cadette du fondateur de la confrérie, Cheikh Ahmadou Bamba, celle que les fidèles surnomment affectueusement Sokhna Maï Laylat al-Qadr incarne un modèle absolu de dévotion, d’érudition et de générosité. Son nom et sa trajectoire reste à jamais indissociable à la célébration de la Nuit du Destin (Laylat al-Qadr).

C’est sous le ndiguël de son vénéré grand frère et 2 e Khalife des mourides Serigne Fallou Mbacké que Sokhna Maïmouna s’est vu confier la noble mission de magnifier cette nuit sacrée, où le Saint Coran fut révélé. Avec une rigueur remarquable, elle a su transformer cette commémoration en un moment phare de communion spirituelle. Chaque année, sa demeure devenait un haut lieu où le Coran et les Xassidas de Serigne Touba sont psalmodiés jusqu’à l’aube tel que prescrit dans la sourate Al-Qadr. Le Berndé, cet acte de partage de nourritures en abondance envers les démunis et les pèlerins, prenait sous sa conduite une dimension gigantesque.

Mais réduire Sokhna Maïmouna à cette seule organisation serait méconnaître l’étendue de son savoir. Érudite hors pair, elle avait mémorisé l’intégralité du Coran, et maîtrisait plusieurs autres branches des sciences islamiques.

Femme d’action et entrepreneure accomplie, elle exploitait de vastes domaines agricoles pour autofinancer ses œuvres sociales et religieuses, incarnant avec dignité le précepte mouride alliant travail (liguey) et dévotion spirituelle (Diamou Yallah).

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