Consensus autour du pacte de stabilité sociale : la FGTS/B se démarque et trace sa route

La Fédération générale des travailleurs du Sénégal FGTS/B considère que la participation responsable pratiquée après la période post indépendance et abandonnée en 2000 a cédé le pas en 2013, à la néo-participation incarnée par les centrales dites les plus représentatives. La FGTS/B considère qu’avec le nouveau pacte de stabilité sociale et économique, le passif social composé entre autres du non-paiement des arriérés d’augmentation de salaire et de l’indemnité de logement aux ayant droits, de la non-signature des décrets relatifs au plan de carrière des décisionnaires de l’éducation et de la santé ainsi que celui intégrant les techniciens supérieurs de santé dans la hiérarchie A2 ce n’est rien d’autre qu’une compromission, est « une nouvelle forme de participation déguisée. » Que vaudrait dès lors un pacte sans la moindre clause de rupture si non museler et immobiliser les travailleurs pendant trois (03)ans, leur privant de leur droit de grève pour l’application des accords signés et non respectés ou leur interdisant de nouvelles et impérieuses conquêtes syndicales,  s’interroge la Fédération Générale des Travailleurs du Sénégal (FGTS/B) qui entend offrir « l’unique et pertinente 3ème voie qui met le travailleur au centre des préoccupations pour sa promotion et sa protection sociale, l’unique raison d’exister d’une organisation syndicale. »

Tout en respectant le libre choix des centrales syndicales « pactistes », la FGTS/B s’interroge sur la pertinence d’un arrêté primatorial instituant le pacte avec des organes et un budget de fonctionnement retirant toute sa substance au Haut Conseil du dialogue social logé à la Présidence de la République et qui dès lors, ne sert plus que de faire valoir.

Les syndicalistes dénoncent un chevauchement de missions et de volonté d’encerclement des Travailleurs via des centrales syndicales faîtières « qui n’ont aucune emprise sur les syndicats sectoriels auxquels elles doivent leur existence. » Ce qui ne garantira aucune stabilité durable si les accords moisissent dans les tiroirs de l’oubli « décrété », estime la FGTS/B qui se démarque de toute compromission et continue de tracer sa 3ème voie syndicale dans la coconstruction et la co-responsabilité, en mettant le travailleur au centre.

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