[ Contribution] ​Quand les signes célestes deviennent voile, silence et surdité : Ousmane Sonko face à ses paradoxes ( Ibrahima Diasse)

92057633 64620260

Parmi les figures politiques sénégalaises de la dernière décennie, Ousmane Sonko est celui dont le destin est le plus intimement lié à une providence supérieure. Son ascension fulgurante, marquée par des épreuves et des triomphes, aurait pu constituer une parabole édifiante. Mais hélas…

À mesure que le temps s’écoule, Sonko imprime dans la mémoire collective une image de plus en plus ternie. Le phénomène qu’il incarnait jadis, porteur d’espoir et de renouveau, semble se dissiper, très rapidement, tel un mirage sous le soleil ardent.

Alors qu’il était attendu sur les rivages de la sagesse, fort des bénédictions divines qui l’ont accompagné malgré les manœuvres d’un adversaire redoutable — aujourd’hui affaibli — Sonko n’a su capitaliser sur cette grâce. Au lieu d’un apaisement intérieur, les signes divins semblent avoir semé le trouble dans son esprit, l’enfermant dans une amertume tenace, nourrie par les blessures du passé qu’il refuse de panser.

Plutôt que de transcender les épreuves et de rendre au peuple la confiance placée en lui, Sonko semble animé par une volonté de revanche. Une posture qui l’amène à régler ses comptes, y compris avec ceux qui furent ses proches alliés — Diomaye en tête — détournant ainsi l’énergie du gouvernement de ses missions essentielles.

Sonko avance désormais, sourd aux alertes, aveugle aux réalités, muet face aux attentes. Convaincu d’avoir le peuple à ses côtés, il confond l’adhésion populaire avec le soutien d’un noyau militant devenu marginal.

C’est là le péril de l’idolâtrie politique : ériger un homme, aussi brillant soit-il, en figure quasi divine, c’est oublier que tout être humain est par essence faillible et transitoire.

Seul Allah est éternel et souverain.

À bon entendeur…

Par Ibrahima Diasse

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *