Les fonctions à la tête des directions publiques et parapubliques ne sont pas des sinécures offrant un tremplin pour l’obtention d’un mandat électif, loin de là…

En ces moments de tension et de déséquilibre budgétaire, la rigueur, l’efficience et la sobriété doivent être le mot d’ordre généralisé. Toutes les entités publiques et parapubliques, a fortiori les têtes de file des directions et des ministères, doivent se mettre à la tâche, en laissant de côté toute action qui freine ou ralentit la productivité et l’éfficacité.
Le Jub Jubal Jubanti fait partie des valeurs cardinales pour la réussite et le progrés de toute communauté humaine. Elles doivent être de mise à tous les échelons afin de rompre avec les habitudes d’hier et basculer vers une transformation généralisée.
Bien sûr, accepter de prendre des mesures courageuses et impopulaires est une des démarches essentielles pour déclencher le processus de mutation.
Il a été, à un moment, question de bannir la pratique consistant à confier la gestion d’une direction ou d’une entité publique à des responsables trop impliqués dans les luttes partisanes, et de les mettre entre les mains des experts afin qu’ils puissent se concentrer pleinement sur la complexité de la tâche et éviter de passer une partie significative de leur temps à vagabonder dans des meetings ou à vadrouiller dans des rencontres politiques pour préparer les prochaines échéances — au risque même de faire usage aux véhicules de fonction ou d’autres dispositifs réservés à la fonction à des fin electorales.
Les Directeurs généraux (DG) ou les Présidents de conseil d’administration (PCA), couronnés par décret pour gérer des structures publiques et parapubliques, ont l’obligation et la mission, avant toute chose, de produire des résultats positifs et palpables, plutôt que de considérer la fonction comme une sinécure devant ouvrir la voie à l’acquisition d’un mandat électif.
Babacar Ndiogou
Japoo Yessal




