
Dans un contexte international marqué par la volatilité des euro-obligations sénégalaises et par une pression sans précédent des partenaires financiers, l’intervention du Premier ministre Ousmane Sonko a résonné comme un acte de courage politique, de lucidité stratégique et de responsabilité nationale. Alors que les marchés, interprétant le refus de la restructuration imposée par le FMI, ont sanctionné les titres sénégalais, le Premier ministre a rappelé que le développement ne peut se faire au détriment de la dignité humaine ni sous la contrainte de mesures technocratiques insensibles aux réalités sociales. Son discours, véritable Masterclass de gouvernance, a mis en lumière l’impératif de concilier l’assainissement financier avec la survie économique des populations, posant avec force la question de l’équilibre entre solvabilité internationale et stabilité sociale. Le Sénégal ne peut payer sa dette en abandonnant son peuple ; il doit honorer ses engagements tout en préservant la cohésion nationale.
À cette lecture macroéconomique rigoureuse s’ajoute la nécessité d’ancrer le redressement dans nos ressources endogènes. Le Premier ministre a rappelé, avec clarté, que l’avenir économique du Sénégal repose sur la relance structurée de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche — des secteurs historiques qui, modernisés et sécurisés, peuvent redevenir le socle d’une autosuffisance réelle et d’un développement durable. La transformation locale des chaînes de valeur, la maîtrise des pertes post-récoltes et la valorisation de la pêche industrielle et artisanale constituent des axes décisifs. En parallèle, l’avènement du pétrole et du gaz représente une opportunité stratégique, dont les retombées, si elles sont gérées avec transparence et discipline, pourront alimenter un fonds souverain robuste, amortir la dette et stabiliser les finances publiques. Le défi n’est pas tant l’existence des ressources que leur gestion correcte.
Dans cette dynamique, la mobilisation de la diaspora apparaît comme un levier puissant, patriotique et structurant. Avec plus de 2 500 milliards de FCFA envoyés chaque année au pays, notre diaspora constitue une force financière qui dépasse souvent les appuis extérieurs. Le Diaspora Bond, proposé comme instrument de financement souverain, incarne une solution innovante et durable. Il permettra de capter une partie de l’épargne des Sénégalais de l’extérieur pour soutenir des investissements stratégiques dans l’énergie, l’agro-industrie, les infrastructures et les PME locales. Ce mécanisme renforce non seulement l’indépendance financière, mais consolide également le lien entre l’État et sa diaspora, désormais considérée comme partenaire direct du redressement national.
Parallèlement, la confiance des investisseurs doit être restaurée sans renoncer à notre souveraineté.
Le Premier ministre a ouvert une voie diplomatique fine : dialoguer sans se soumettre, négocier sans capituler. Rendre le climat des affaires plus attractif passe par la simplification administrative réelle, la digitalisation intégrale des procédures, la rationalisation des agences publiques et le renforcement de la justice commerciale. Publier des indicateurs macroéconomiques trimestriels, clarifier les orientations budgétaires et communiquer de manière cohérente sur les choix stratégiques constitue un effort indispensable pour apaiser les inquiétudes des marchés tout en conservant notre indépendance décisionnelle.
Enfin, le redressement de la dette ne peut se faire que dans une approche intelligente, mesurée et systémique. Il s’agit d’étaler les maturités, de renégocier les échéances, d’assainir les dépenses publiques, de supprimer les privilèges inutiles, de réformer les fonds secrets et de lutter efficacement contre la fraude fiscale. Le Premier ministre a montré la voie : l’exemplarité doit commencer au sommet. Le Sénégal entre dans une nouvelle ère, celle de la discipline souveraine, de la dignité économique et de la reconstruction nationale. À nous tous, patriotes, de soutenir cette vision avec détermination et cohérence.
Rassemblons-nous autour des priorités stratégiques, harmonisons nos énergies et élaborons une architecture opérationnelle qui garantira la victoire écrasante annoncée par notre leader. Le moment exige cohésion, rigueur organisationnelle et engagement total dans l’action coordonnée.
Elimane Mandiaye Diop
Coordonnateur PASTEF BONGRÉ KAOLACK cellule n°2 / Section Communale PASTEF KL elimane32@yahoo.fr




