
Avant-hier 9 février 2026, un étudiant est mort lors d’affrontements sur le campus social. Nos condoléances à sa famille et à la communauté universitaire dans son ensemble.
Jusqu’au début des années 2000, l’accès à l’université était perçu comme une promesse de réussite. Aujourd’hui, il est impossible de faire des projections réalistes du calendrier universitaire sur 2 ans, du fait des perturbations cycliques qui ont réduit la visibilité ; l’univers est crypté.
Une stratégie de contournement (des difficultés actuelles) peut se fonder sur un changement de règles ou la mise en place de nouvelles incitations.
L’Etat devra prendre ses responsabilités en révisant les règles d’orientation dans les universités, les critères d’octroi de bourses, ou en mettant en place de nouvelles incitations pour promouvoir l’excellence tout en assurant à chaque jeune le droit de poursuivre des études supérieures, car il n’y a pas que les universités publiques.
Cette impulsion doit s’accompagner d’une plus grande efficacité dans la gestion pédagogique au sein des facultés et Ufr, avec la participation effective de tous les enseignants. Il faut le reconnaître, l’Université sénégalaise est loin de profiter de tout le potentiel qu’offrent la diversité et la taille de son effectif enseignant.
Les étudiants étant les plus grands perdants du chevauchement des années, les amicales doivent toujours intégrer cette dimension dans leur prise de décision.
Il faut oser rompre avec le modèle actuel, qui a consacré notre immunité face au démarrage tardif des années universitaires et des arrêts de jeu fréquents liés aux grèves. On joue le maintien comme le ferait une équipe qui n’a ni les moyens ni les ambitions de gagner le championnat alors qu’on doit jouer le titre, c’est-à-dire réussir la normalisation du calendrier académique.
Rien n’empêche une action coordonnée de toutes les universités sur deux années, avec l’utilisation de plateformes d’enseignement à distance, en vue de démarrer l’année 2027/2028 en octobre partout au Sénégal.
L’heure du choix a sonné, et il faut agir !
Le campus social a été fermé hier, certainement pour éviter des affrontements. Il faudra l’ouvrir le plus rapidement possible en assurant la sécurité des personnes et des biens pour permettre la poursuite des activités pédagogiques. Les nouveaux bacheliers (Bac 2025) attendent toujours qu’on finalise les examens avec la cohorte actuelle pour démarrer l’année universitaire 2025/2026 ; le décryptage de leur univers est une urgence.




