
Le Sénégal, notre chère patrie, est encore secoué par une épidémie inquiétante : la fièvre de la Vallée du Rift.
Nous assistons à une explosion de la fièvre de la vallée du Rift.
En un mois le Sénégal compte 21 persones décédées, plus de 250 cas déclarés et des centaines d’animaux domestiques perdus
Les experts de la santé expliquent que la fièvre de la Vallée du Rift est une zoonose virale africaine qui touche principalement les animaux domestiques ruminants et pouvant se transmettre aux humains.
Elle se manifeste comme une fièvre, souvent hémorragique chez l’animal et parfois chez l’humain.
D’après ,le président de l’Association des techniciens vétérinaires du Sénégal, que j’ai eu l’occasion d’écouter ce matin à la radio, la bonne qualité de l’alimentation animale est aussi un facteur de prévention contre cette maladie hautement dangereuse et contagieuse.
En tant que Meunier, technicien et cadre dans la production d’aliments de bétail , je me permets d’adresser cette lettre ouverte pour interpeller nos autorités, et plus particulièrement le ministre du Commerce et de l’Industrie, sur l’urgence d’un contrôle rigoureux de la qualité des aliments de bétail dans le marché Sénégalais utilisés par nos éleveurs.
Il est important de rappeler que le ministère du Commerce et de l’industrie est le seul habilité à contrôler la qualité de ces produits, avec ces services comme LANAC( Laboratoire Nationale dAnalyse et de Contrôle) et l’ITA (Institut de technologie alimentaire).
Ces services disposent des laboratoires et des compétences nécessaires pour garantir des standards de qualité conformes aux normes internationales en aliment bétail .
Chaque année, les éleveurs sénégalais consomment près de 4 millions de sacs d’aliments de bétail, soit un marché estimé à près de 30 milliards de francs CFA.
Ce chiffre montre à quel point ce secteur pèse lourd dans notre économie nationale et sur notre balance commerciale.
Or, l’aliment de bétail est un produit extrêmement sensible.
Sa fabrication exige rigueur, compétence et respect strict des normes relatives aux taux de protéines, de cellulose et d’immunité.
Tout manquement à ces exigences peut entraîner une détérioration de la qualité du produit, exposant les animaux et, par extension, les humains à de graves risques sanitaires.
Ainsi, j’appelle solennellement le procureur de la République à s’autosaisir de cette question.Parceque beaucoup de Sénégalais ont perdu la vie et leurs biens.
Il devrait exiger les rapports d’analyse des productions d’aliments de bétail des trois derniers mois dans toutes les usines du pays, et prendre des sanctions exemplaires en cas de non-conformité aux normes de qualité.
Protéger la santé de nos animaux, c’est aussi protéger la santé des Sénégalais.
Cordialement
Mamadou Niang
Expert Meunier
Cadre de production
77 848 91 23



