Conseil des ministres : réforme universitaire, Plan spécial pour l’Est et lutte contre l’érosion au cœur des priorités

Réuni ce mercredi 11 février 2026 sous la présidence de Son Excellence Bassirou Diomaye Diakhar Faye, le Conseil des ministres a été largement marqué par la communication du Chef de l’État Bassirou Diomaye Faye.

Modernisation de la gouvernance universitaire, développement accéléré du Sénégal oriental, préparation du Ramadan et du Carême, ou encore renforcement de la lutte contre l’érosion côtière : le Président de la République a fixé le cap sur plusieurs dossiers stratégiques.

Modernisation consensuelle de la gouvernance universitaire

Le Chef de l’État a entamé sa communication par la situation du secteur de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, qu’il considère comme un levier fondamental de la Vision « Sénégal 2050 ».

Rappelant le caractère névralgique du secteur, marqué par des crises récurrentes et des problématiques complexes, le Président de la République s’est incliné devant la mémoire de l’étudiant Abdoulaye Ba, décédé, avant de présenter ses condoléances à la communauté universitaire et à la Nation.

Dans la foulée, il a demandé l’alignement du système d’enseignement supérieur sur les meilleurs standards internationaux. Le Chef de l’État a instruit le Gouvernement d’instaurer un dialogue permanent avec toutes les composantes universitaires afin de garantir le respect des calendriers académiques, des prescriptions du système LMD et des règles de gouvernance administrative, budgétaire et financière.

Il a, en outre, insisté sur l’accélération du processus de validation consensuelle des recommandations issues des concertations relatives à l’Agenda national de Transformation de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.

Cap sur le Sénégal oriental avec le « Plan Diomaye »

Revenant sur sa tournée économique effectuée du 5 au 8 février 2026 dans les régions de Tambacounda et de Kédougou, le Président Diomaye Faye a salué l’accueil des populations et la mobilisation des autorités administratives et territoriales.

Magnifiant le potentiel économique du Sénégal oriental, érigé en pôle de développement prioritaire, le Chef de l’État a demandé l’accélération des projets structurants : construction d’écoles, de lycées, de l’Université du Sénégal oriental, des ISEP, de l’hôpital de Bakel ainsi que d’infrastructures administratives.

Il a également mis l’accent sur l’électrification rurale, l’accès à l’eau potable, le renforcement de la sécurité et le désenclavement routier, aérien et numérique, notamment dans la région de Kédougou. Dans cette dynamique, il a instruit le Premier ministre de veiller à la relance des chemins de fer sur l’axe Dakar-Kidira et à l’aménagement fonctionnel du Port sec de Tambacounda.

Le Président a par ailleurs insisté sur la maîtrise stratégique de l’exploitation minière, particulièrement aurifère, la valorisation du parc national du Niokolo-Koba et le soutien au secteur privé local. Il a enfin demandé l’élaboration et la mise en œuvre d’un programme spécial d’investissement baptisé « Plan Diomaye pour le Sénégal oriental », destiné à résorber le déficit infrastructurel et renforcer la présence de l’État dans la zone Est.

Ramadan, érosion côtière et gouvernance territoriale : vigilance et anticipation

À l’approche du mois de Ramadan et du Carême, le Chef de l’État a appelé le Gouvernement à assurer un approvisionnement correct des marchés et la stabilité des prix des denrées de première nécessité. Il a également demandé le déploiement de dispositifs de soutien aux ménages vulnérables.

Concernant le pèlerinage aux Lieux saints édition 2026, il a instruit le Premier ministre et le ministre chargé des Affaires étrangères de veiller à l’accomplissement de toutes les diligences nécessaires pour une organisation optimale.

Sur le front environnemental, le Président de la République a souligné la menace persistante de l’érosion côtière, notamment pour les localités insulaires. Il a demandé la finalisation de la cartographie des zones à risque, l’évaluation de l’impact des projets d’adaptation et l’actualisation concertée des stratégies de lutte.

À cet effet, le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique est chargé de proposer une nouvelle politique de prévention et de lutte contre l’érosion côtière, adossée à des projets innovants, structurants et durables.

Enfin, le Chef de l’État a annoncé la tenue, le 12 février 2026, d’un séminaire avec les gouverneurs de région, consacré à l’évaluation des projets et priorités sécuritaires, économiques, sociales et environnementales de chaque territoire.

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