Retour au pays : Le Pr. Adama Barrow avertit formellement Yahya Jammeh

En Gambie, Yahya Jammeh, l’ancien président du pays, a annoncé son retour après plusieurs années en Guinée équatoriale. Ce mardi, le gouvernement gambien a réagi. Dans un communiqué de presse parcouru par Seneweb, il concède que tout citoyen gambien, y compris l’ancien président Jammeh, a le droit de rentrer chez lui. Toutefois, souligne-t-il, «ce droit ne protège personne de la responsabilité des crimes graves présumés, en particulier ceux établis par des preuves crédibles et documentées par le travail de la Commission vérité, réconciliation et réparations (Trrc).»

Le gouvernement gambien rappelle que la Trrc a impliqué l’ancien président Jammeh dans de graves violations des droits humains, notamment des meurtres, des actes de torture, des disparitions forcées et des violences sexuelles. «Quand M. Jammeh reviendra, des procédures judiciaires solides seront activées conformément aux lois gambiennes. Cela comprendra une enquête, une arrestation et des poursuites, avec la garantie d’une procédure régulière, des normes de procès équitable et le respect des droits de toutes les personnes impliquées», précise-t-il.

Le gouvernement gambien dément aussi les allégations sur l’existence d’un protocole d’accord ou d’une promesse d’immunité pour l’ancien président. «Aucun accord de ce type n’existe. Le seul document était une déclaration conjointe non signée, de l’Union africaine, de la Cedeao et des Nations Unies. Cette déclaration était un effort diplomatique pour assurer une transition pacifique, et non une garantie contraignante. Elle ne conférait aucune immunité de poursuites et ne plaçait pas l’ancien président Jammeh hors de portée de la loi», précise l’administration Barrow.

L’Etat gambien a tenu à rassurer, à ce sujet, les victimes du régime de Jammeh et leurs familles : «La mise en œuvre des recommandations de la TRRC, telles qu’approuvées dans le Livre blanc du gouvernement, reflète un engagement durable en faveur de la responsabilité, de la justice et de la non-répétition», assure-t-il.

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