Le journal de Dagana. du samedi 27 juin 1903.

SERIGNE TOUBA, LA LEÇON DE VIE SPIRITUELLE À DAGANA.

Hôte du chef de Canton Mbariane Diaw, Serigne Touba n’a voulu consommer le lait qu’on lui servait.

Selon lui, tout bien ou toute richesse doit être acquis de manière licite (halal), c’est-à-dire conformément aux principes de l’islam. Cette recommandation se heurte aux dons, cadeaux ou privilèges provenaient des puissants Chefs coutumiers et coloniaux.

Serigne Touba refusait ce qui n’était pas licite pour plusieurs raisons :

Obéir aux prescriptions religieuses : en islam, la nourriture, l’argent et les biens obtenus par des moyens interdits sont considérés comme une source de corruption spirituelle.

Préserver la pureté de l’adoration : Serigne Touba nous enseigne que les actes de dévotion sont liés à la pureté des moyens de subsistance. Un revenu illicite peut nuire à la sincérité et à la valeur spirituelle des œuvres.

Donner l’exemple aux disciples : il voulait montrer que la recherche de la bénédiction divine passe par l’honnêteté, le travail et le respect des règles religieuses, même lorsque des gains plus faciles sont possibles.

Une leçon qu’il est bon de rappeler aujourd’hui face au mélange des genres entre spirituel et temporel.

CEY KII.

(Voir l’article qui suit ⬇️)

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